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Cahier n° 16 |
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Je plonge, tu trempes, il
barbote, nous nageons Avril 2010 - 10 euros (adh. : 8 euros) Se baigner, nager, tremper, patauger pour le plaisir, le jeu ou la compétition, à tous les âges de la vie, est une pratique qui n'est pas particulière à l'Essonne. Le nombre des baignades sur les rives de la Seine et de ses affluents (l'Essonne, l'Orge et l'Yerres), entre la fin du XIXème siècle et les années 1960, est surprenant. Des premières installations
démontables aux pontons en béton, les communes ont rivalisé d'installations
publiques ou privées. Puis les bassins en dur sur terre ferme sont arrivés
selon un calendrier spécifique. Ce n'est pas tout à fait celui que l'on
pourrait attendre de la banlieue naissante avec ses vagues d'urbanisation
et de peuplement, du nord vers le sud. C'est
Etampes, ville ancienne du sud, qui ouvre sa première piscine découverte
en 1930, puis Palaiseau en 1933, et Viry-Châtillon pendant l'Occupation.
Après la guerre, c'est le village méridional de Méréville qui s'équipe
en 1946, et des petites villes comme la La Ferté-Alais en 1952, Brunoy
en 1953 et Dourdan en 1958. Les grands ensembles et les nouvelles villes
accueillent de jeunes habitants et des enfants qui doivent apprendre à
nager : l'Etat avec l'opération "Mille piscines" aide les villes à s'équiper
de bassins couverts de type Caneton, Tournesol, Plein Soleil. Et d'autres
équipements vont suivre, modestes ou plus ambitieux. Les actuels centres
aqua-balnéo-ludico-nautiques qui voient le jour dans les communautés de
communes ou d'agglomération essonniennes ne sont que la dernière expression
de cette pratique natatoire.
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